Item 135 - Douleur en santé mentale

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16/04/2017

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22/04/2016

MAJ selon CNUP 1ère Ed. (refonte totale de la fiche)

01/02/2016

Amélioration de la mise en page

18/01/2016

Amélioration de la mise en page et mise à jour des recommandations (contenus liés)

26/11/2014

Création de la fiche, proposition de recommandations et référentiels

Résumé

Objectifs CNCI
  • Repérer, prévenir et traiter les manifestations douloureuses chez le patient psychiatrique et la personne atteinte de troubles envahissants du développement.
  • Connaître les bases en psychopathologie de la douleur aiguë et chronique et les dimensions psychologiques en lien avec la plainte douloureuse.
Recommandations
Mots-clés À savoir
  • Hypoanalgésie
  • Les patients psychiatriques ne ressentent pas la douleur = erreur !!!

Généralités

  • Douleur = « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable »
  • Différentes composantes
    • Sensorielle (nociception et discrimination sensorielle)
    • Emotionnelle (anxiété, dépression)
    • Cognitive  (attention portée, mémoire)
    • Comportementale (réaction, adaptation)
  • Différents facteurs modifiant le ressenti et l'expression douloureuse
    • Biologique
    • Psychologique
    • Culturel
  • On distingue
    • Douleur aiguë = signal d'alarme d'une pathologie non psy / manifestions anxieuses associées (tachycardie, sueurs, inquiétude)
    • Douleur chronique (> 3 mois) = intensité modérée / touche 20 à 50% de la population / symptômes dépressifs  (lassitude, désinvestissement, tristesse, repli) et anxieux associés 
  • Les liens entre santé mentale et douleur sont répiproques : douleur associe un versant psychique / les pathologies psy provoquent de la douleur ou la modifient
  • Chez les patients souffrant de troubles psychiatriques, la douleur doit être : reconnue / évaluée / soignée

Bases neurophysiologiques et psychologiques de la douleur

Types de douleurs (cf item 131)

  • Douleur par excès de nociception (ou nociceptive)
    • Liée à une stimulation des récepteurs nociceptifs (« nocicepteurs »)
    • Par une lésion viscérale / traumatique / inflammatoire
    • Terminaisons neuronales libres amyéliniques → cornes postérieurs de la moelle → tronc cérébral et thalamus → cortex somato-sensoriel
    • Implication de l'amygdale (dimension émotionnelle ++
    • Implication du cortex cingulaire, de l'insula, du cortex pré-frontal et de l'hippocampe (dimension cognitive ++)
  • Douleur neuropathique (ou neurogène)
    • Liée à une lésion du système nerveux (SNP ou SNC)
    • Douleur le plus souvent à type de brûlures
    • Persiste longtemps après disparition de la cause initiale ++
  • Douleur dysfonctionnelle (ou neuro-végétative)
    • Liée à un dysfonctionnement des systèmes de contrôle de la douleur sans lésion identifiée
      • Niveau médullaire = "gate control" : stimulation fibres A-alpha atténue intensité douleur véhiculé par fibres A-delta ou C
      • Niveau tronc cérébral : contrôle inhibiteur descendant sérotoninergique, noradrénergique et opïode
      • Niveau cortical : système de régulation cortical du message douloureux par le biais de facteurs cognitifs et émotionnels 
    • Ex : neuroalgodystrophie, fibromyalgie, céphalée de tension, colopathie fonctionnelle, etc.
  • Douleur psychogène (ou sine materia)
    • Douleur = symptôme d'une pathologie psychiatrique 
    • Douleur touche des zones avec charge symbolique ++
    • Mise en jeu de facteurs psychologiques : anxiété, conditionnement, troubles psychosomatiques, représentations et attentes inappropriées, capacités d'ajustement
    • Part psychologique souvent niée par le sujet par crainte de ne pas être pris en considération ++
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Détail de la dernière mise à jour

Date: 13/07/2017

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