Item 140 - Connaître les aspects spécifiques des soins palliatifs en réanimation
Dernière mise à jour le 12/03/2019 par Alexandre NAVIDI
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Mises à jour

12/03/2019

Mise à jour de la fiche (nouvelles parties) : -Décision de limitation ou d'arrêt des traitements : loi du 22 avril 2005 / patient apte ou non à consentir -Arrêt de la ventilation et fin de vie : description des deux techniques -Limitation et arrêt des traitements en réa : épidémiologie / hydratation / nutrition

21/09/2017

MAJ de la forme

15/03/2016

Amélioration de la partie "Connaître les aspects spécifiques des soins palliatifs en réanimation"

28/01/2016

Amélioration de la mise en page

26/11/2014

Création de la fiche, proposition d'un référentiel

Résumé

Objectifs CNCI
  • Décrire la procédure collégiale et la décision médicale relative à l’introduction, la limitation, et l’arrêt des thérapeutiques actives
Recommandations

Aspects spécifiques des soins palliatifs en réanimation

La prise en charge, la cadre légal et les moyens à disposition sont les mêmes que pour les soins palliatifs "traditionnels", néanmoins, les outils à dispositionet l'organisation des services de réanimation ne vont pas initialement dans le sens de telles prises en charge, d'où certaines spécificités

  • Près de la moitié des décès hospitaliers en réanimation ont pu être précédés d'une phase de limitation ou de retrait des thérapeutiques actives.
  • L'environnement et la PEC des personnes se sont améliorés avec le temps avec un meilleur accompagnement des personnes en fin de vie.
  • Il n'est pas nécessaire d'invoquer la théorie du double effet lorsque l'on prescrit de la morphine à des fins palliatives.
  • Les analgésiques et les sédatifs employés correctement dans le but exclusif de contrôler les symptômes dans la dernière semaine de vie n'entraînent pas de raccourcissement du temps de survie.
  • Les parlementaires de la commission Leonetti ont su définir les grandes orientations d'une approche française des droits de la personne malade en fin de vie.
  • La loi relative aux droits des malades et à la fin de vie interdit l'obstination déraisonnable, mais autorise d'évoluer d'un objectif curatif vers une PEC palliative.
  • Les droits et les choix du malade sont reconnus par la loi et pris en compte à travers des dispositifs pratiques et cohérents.
  • Le texte de loi apporte une clarification salutaire de l'encadrement juridique des pratiques médicales.
  • 4 grandes situations possibles sont envisagées schématiquement par la loi selon que les patients sont ou non en fin de vie et qu'ils soient ou non conscients.
  • La recherche et la sensibilisation à l'éthique implique de se conformer au niveau institutionnel et légal tout en avançant les éléments d'un débat éthique au niveau local.

De la même manière qu'en pédiatrie, le personnel est beaucoup plus nombreux autour d'un patient que dans les autres secteurs ou qu'au domicile, il faut prendre en compte certaines décisions

  • Décision du patient (si possible)
  • Décision de l'entourage (famille, tiers de confiance...)
  • Décision des soignants (pas de décision prise seule ou à l'encontre de l'équipe)

L'euthanasie n'est plus tolérée dans les services de réanimation qu'ailleurs, la loi est la même partout, seuls les moyens diffèrent.

Décision de limitation ou d'arrêt des traitements

Loi du 22 avril 2005

  • concertation systématique en équipe pluridisciplinaire : un consensus n'est PAS une garantie du bien-fondé d'une décision de sédation
    • cette concertation doit être possible n'importe où, peu importe le lieu de soin
    • tout ce qui est évoqué lors de cette concertation est noté dans le dossier du patient
  • Points fondamentaux à toujours respecter :
    • soins de confort / respect de la dignité du patient
    • accompagnement des proches (+++)
    • traçabilité des étapes de la décision d'arrêt
  • anticiper les situations pouvant amener à une limitation des traitements +++

Patient apte à consentir

  • possibilité du refus du traitement par le patient +++
  • mais charge au médecin de s'assurer de la bonne réflexion du patient :
    • information exhaustive (bénéfices / risques) sur la stratégie de traitement
    • dialogue approfondi
    • s'assurer de la bonne compréhension des enjeux
    • si besoin : faire intervenir un tiers

Patient inapte à consentir

  • limitation et arrêt des traitements possible (mais uniquement si décision collégiale +++)
    • déclenchée à la demande du patient OU de sa personne de confiance OU à défaut des deux précédent, de la famille ou des proches
  • toujours chercher des directives anticipées
  • consulter la personne de confiance (ou la famille à défaut) pour prendre leur avis
  • soliciter l'avis d'un médecin extérieur, en tant que consultant, sans lien hiérarchique avec le médecin en charge du patient
  • la responsabilité incombe au médecin en charge +++ (co-responsabilité du chirurgien selon le contexte)
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Détail de la dernière mise à jour

Date: 12/03/2019

Mise à jour de la fiche (nouvelles parties) : -Décision de limitation ou d'arrêt des traitements : loi du 22 avril 2005 / patient apte ou non à consentir -Arrêt de la ventilation et fin de vie : description des deux techniques -Limitation et arrêt des traitements en réa : épidémiologie / hydratation / nutrition